Vous aimez l’Avenir, venez le dire !

Nous voulons garder cet espace de vie pour notre quartier Saint-Martin !

La ville veut implanter à deux pas de la place Guérin un « pôle social » en gestion privée, en lieu et place de la salle communale de l’Avenir, démolie sur décision de nos élus en 2010 avec la promesse de sa reconstruction !

Sur ces ruines, le collectif « pas d’avenir sans Avenir » reconstruit depuis 3 ans un lieu coopératif et autogéré. L’Avenir, aujourd’hui, c’est :

  • une salle de quartier, un espace commun et non marchand, qui se construit par les habitant·e·s, pour les habitant·e·s, et s’inscrit dans la continuité historique du lieu
  • un espace de culture populaire (discussions, projections,conférences, débats, concerts, jeux, fournées de pain etc.), de partage de savoirs et savoir-faire
  • une réponse à nos besoins d’échanges, de rencontres et de fêtes à Saint-Martin et au-delà
  • une bulle d’oxygène par l’organisation d’événements à prix libre ou gratuits
  • une lutte d’habitant·e·s et d’habitué·e·s du quartier, contre les reniements de la municipalité et les projets hors-sol qu’on voudrait nous imposer

Pour forcer la mise en place de son projet, la mairie socialiste annonce, au dernier moment, une réunion publique de présentation du projet le mardi 18 Décembre, 18h30, à l’école Guérin.

Nous appelons les personnes souhaitant que ce lieu continue à vivre, à y venir exprimer leur désaccord, à contester ce nouveau projet de gentrification mais aussi à témoigner de leur participation à ce lieu de vie.

Pour info, il y a trois ans déjà, s’était aussi déroulée en catimini, la réunion publique de présentation du projet résidentiel privé Lamotte sur le même site.

Non, nous ne sommes pas contre l’idée d’un « pôle social » dans le quartier ! C’est déjà le quotidien de l’Avenir ! Et, sans la lutte lancée par le collectif il y a 3 ans, cet espace aurait été abandonné à un projet immobilier privé ! La priorité de la mairie n’était pas alors à un pôle social ! Leur volonté politique actuelle semble surtout de mettre fin à l’aventure de cet espace libre qu’est « l’Avenir ». Au fil des ans, l’Avenir fait ses preuves et se définit/s’inscrit comme un lieu collectif commun, unique, nécessaire, utile et indispensable à la vie du quartier et bien au-delà…

Oui, il y a des alternatives : il existe dans le centre-ville ou même dans le quartier une multitude d’autres espaces dont la mairie dispose pour ce « pôle social » et ses nombreux projets de bétonnage. Alors venons le dire à nos élus :

« Laissez-nous notre espace de vie collective à l’Avenir »

Un quartier se construit avec et par les habitant·e·s, usagers et plus…

Il continuera d’en être ainsi !

Soyons nombreux et nombreuses à venir défendre notre Avenir et ses arbres centenaires !

Collectif Pas d’avenir sans Avenir — avenir-brest.fr

Des nouvelles de Marseille

Le 16 novembre dernier, nous organisions une belle fête à l’occasion des 3 ans de reconstruction de la salle de l’Avenir.

Cette soirée était également l’occasion de faire un peu de soutien pour nos
camarades de l’assemblée de la Plaine à Marseille.

La soirée a été un succès, et nous avons pu verser 800e pour aider les personnes inculpées pour leur résistance au projet de « requalification » de cette place emblématique de Marseille.

Soupe de colère(s) from primitivi on Vimeo.

Solidarité portuaire et populaire !

Dans le cadre du festival intergalactique de l’image alternative, organisé par Canal Ti Zef, rendez-vous dimanche 2 décembre dès midi, à l’Avenir, pour une projection :

NON, de Enaut Castagnet et Ximun Fuchs – 1h36 – Fiction

Durant la réforme du Code du travail en 2016, l’usine Radial ferme après un mouvement de grève long et harassant. Jeansé, Juliette, Bruno, Christine et Pierre se retrouvent pour «fêter» entre amis leur prime de licenciement.
En rentrant chez lui, Bruno refuse violemment de se soumettre à un contrôle de gendarmerie. Sa bande de copains va partir en orbite pour garder ce qui leur reste d’humanité.

+ fournée de pains & repas de quartier (auberge espagnole) + riz au lait cuit au four à pain !

Plus d’infos sur Canal Ti Zef et le festival intergalactique ici : http://www.canaltizef.infini.fr/

le programme complet : http://www.canaltizef.infini.fr/IMG/pdf/programme_a3-web2.pdf

Le collectif Pas d’Avenir Sans Avenir vous invite à une fête pour l’anniversaire de ses trois années d’occupation, d’activités et d’expérimentation sociale hors-cadre ; trois années d’échanges, de dialogues riches de sens et parfois complexes du fait de la diversité des participant-e-s et qui s’inscrit dans une lutte de réappropriation de la ville par les personnes concernées : celles et ceux qui l’habitent.
Quoi de mieux pour cela que de se retrouver autour d’une pizza, d’un verre, d’un concert, d’un vinyle qui tourne sur la platine !? d’une boum-fm pirate jusqu’au bout de la nuit dans les alentours … (pour ce dernier point, nous vous invitons à prendre avec vous un poste radio à piles)

Rendez-vous à l’Avenir, place guérin à Brest, le vendredi 16 novembre à partir de 18 h et jusqu’à minuit !

Les bénéfices de cette soirée iront à une caisse de soutien aux inculpé·e·s de la Plaine à Marseille.

Infos ici : https://mars-infos.org/caisse-de-solidarite-pour-les-3473

PLAINE GUEULE !

En juin dernier, nous avions accueilli les collègues de l’Assemblée de La Plaine de Marseille, lors de l’anniversaire des 15 ans de CQFD, journal de critique et d’expérimentation sociale. Nous avions échangé à propos de la résistance face à la gentrification de nos quartiers.

À Marseille, le quartier de la Plaine est frappé par un projet dit de « requalification urbaine », ou « montée en gamme ». En d’autres termes, chasser la plèbe et ses pratiques coutumières qui ne rentrent pas dans le cadre de la carte postale de la spéculation immobilière et touristique. Marseille et Brest, métropoles portuaires et populaires, subissent la même logique marchande caractérisée par l’uniformisation urbanistique comme arme de destruction massive des liens sociaux. Projets imposés, politique de la table rase de l’existant, flambée des prix de l’immobilier au profit d’hypercentres aseptisés et minéralisés où la flânerie, le jeu et autres usages désintéressés n’ont guère droit de cité.

Mardi 16 octobre, plusieurs arbres de la place Jean Jaurès, haut lieu phocéen du marché forain populaire condamné par le projet, ont été massacrés. Ceci grâce à l’appui violent de nombreuses forces de l’ordre faisant face à l’impuissance, la tristesse et la rage des gens du quartier. En 2004, à Brest, un plan controversé d’abattage des arbres de la place Guérin avait été fermement combattu et abandonné sous la pression des habitants et habitués de cet espace public. Une piqûre de rappel à la vigilance s’impose…

En hommage symbolique et solidaire à la résistance marseillaise, une banderole a été installée entre deux arbres de la place. Le collectif brestois « Pas d’avenir sans Avenir » affirme ainsi son soutien indéfectible aux luttes pour des villes vivantes, populaires et à échelle humaine.

Le Collectif « Pas d’avenir sans Avenir »
Brest, le 17 octobre 2018.

Une crèche à l’Avenir ?

«L’avenir n’existe qu’au présent.»
Scutenaire Louis, 1905-1987,
Mes inscriptions II, Bruxelles 1976

La lecture de la presse locale cet été 1 nous aura au moins renseignés sur les intentions de nos édiles concernant le site de l’Avenir. Une crèche ! C’est urgent, nous dit-on. Peut-on décemment s’opposer à un projet de crèche ? À propos, s’agit-il seulement d’être contre ? La manœuvre a déjà été utilisée par d’autres municipalités afin de chasser du paysage des activités sociales et culturelles largement partagées (cf. le marché de Noailles, à Marseille, la salle de La Cité, à Rennes, ou une mosquée à Nice, etc.). Brest n’échapperait donc pas à la tendance. Douze ans après la décision du conseil municipal de reconstruire une salle de quartier sur le site de l’Avenir, deux ans après l’abandon d’un projet immobilier aussi ubuesque que bancal, c’est aujourd’hui un projet de crèche qui sort du chapeau !

Létude de besoin réalisée entre 2003 et 2005 auprès des structures associatives du quartier a souligné la nécessité d’un lieu de vie proche de la place Guérin. En octobre 2015, les décideurs municipaux ont préféré s’asseoir sur le résultat de cette étude, qu’ils avaient pourtant commandée, et céder le terrain de l’Avenir à un promoteur immobilier privé. Après neuf années d’inaction, ce sont donc les habitants, en tête, qui ont décidé de reprendre en main le site de l’Avenir. Ils y organisent des activités correspondant aux envies exprimées (donneries, concerts, repas de quartier autour du four à pain). Bref, ils édifient « leur » salle de quartier, palliant ainsi les reniements de la municipalité.

Depuis bientôt trois ans, l’Avenir est redevenu un espace social et de culture populaire, qui rayonne de rencontres, de partages riches et variés. Prenant à rebours un « vivre ensemble » désincarné, prôné dans les plaquettes luxueuses de la propagande glacée de la Ville, les usagers de l’Avenir  collectivement responsables – entendent bien y poursuivre cette chaleureuse aventure, pour le plaisir des petits et des grands.

Le collectif «Pas d’avenir sans Avenir» s’interroge sur le bien-fondé et la pertinence du projet envisagé :

 Quels véritables intérêts se dissimulent derrière la volonté des élus de détruire un espace dédié à l’usage commun, désormais ancré de façon pérenne dans les mœurs, us et coutumes du quartier ?

 En connaissance de cause, l’association Don Bosco aurait-elle spontanément proposé un projet de crèche sur la parcelle de l’Avenir ?

 Il existerait soi-disant une forte demande de places de crèche en centre-ville, particulièrement place Guérin. Sur quelle étude officielle de diagnostic du territoire en matière de petite enfance repose donc ce présupposé ? Les professionnels de ce secteur ont-ils été consultés ?

Un appel d’offres vient, étonnamment, tout juste d’être ouvert en juillet… Il reste encore au minimum sept mois à attendre avant de savoir quel quartier du centre-ville manque véritablement d’infrastructures destinées à la petite enfance – sachant que, selon la CAF, un tel projet n’est pas justifié place Guérin.

Pourquoi – et au compte de qui ? – a-t-on sollicité un cabinet d’architecture chargé de réaliser des plans de construction, et ce, avant même les résultats d’une quelconque étude ?

 Soucieux de l’intérêt commun, pourquoi ne fait-on pas appel au bon sens, en commençant par répertorier les terrains les plus adaptés parmi les colossales réserves foncières des organismes de la ville et de la métropole que sont BMH, BMA, SEMPI… (notamment les bâtiments laissés vacants des rues Mathieu-Donnart, Boileau ou d’Alembert, par exemple)? Ne serait-il pas plus pertinent d’envisager une crèche à proximité du PL Guérin – dont nous sommes partenaires et solidaires , et qui par ailleurs manque cruellement de locaux pour ses activités ?

D’autres questions, tout autant judicieuses, ne manqueront pas d’être portées lors d’une probable mascarade de consultation de la population de Saint-Martin – puisque, comme d’habitude, tout semble être décidé d’avance.

Bien entendu, si ce projet venait à être maintenu, il ferait très certainement l’objet d’oppositions déterminées et d’actions visant à le contrecarrer.

À suivre…

Collectif « Pas d’avenir sans Avenir », le 11 octobre 2018.
Site officiel : avenir-brest.fr